Atlas de preuves · cinq villes belges

Ce qui a vraiment changé.

Chaque été, la verdure de la ville bruisse — un peu plus verte, un peu plus brune. Frondia distingue le bruissement de la croissance, en mesurant par rapport à des lieux restés les mêmes.

Une illustration, pas une mesure.

(1)La ville bruisse chaque étéBruxelles · de 2017–⁠2019 à 2021–⁠2024

Entre 2017 et 2024, tout Bruxelles a verdi. Seize zones ont vraiment poussé.

Comparez chaque secteur à son propre passé, et 39 % de la ville semble « significativement plus verte ». Comparez-le à douze lieux qui lui ressemblaient au départ, et il n’en reste que 16.

263semblent plus verts, en comparant seulement avant et après
16plus verts au-delà du bruit, par rapport à 12 zones témoins
±0,035seuil à Bruxelles · 42 % plus large à Anvers
6,8×Porte de Ninove, par rapport à son seuil d’audit
263Le bruissementsecteurs semblent significativement plus verts, chacun comparé seulement à son propre passé
16La croissanceplus verts au-delà du bruit par rapport à 12 zones témoins · 13 en perte · 18 sous hachures : pas de comparaison équitable

Soustraire douze lieux restés les mêmes : c’est tout le produit, en une seule étape.

(2)Pour quiRèglement (UE) 2024/1991

Depuis 2024, la loi oblige l’Europe à compter ses espaces verts urbains.

Article 8 du règlement relatif à la restauration de la nature : pas de perte nette d’espaces verts urbains ni de couvert arboré urbain de 2024 à 2030, puis une tendance à l’augmentation, suivie à l’aide de Copernicus. La Belgique a manqué l’échéance du 1er septembre 2026 pour son plan national de restauration : les volets de Bruxelles et de Wallonie n’étaient pas prêts.

Les villes où les espaces verts dépassent déjà 45 % et le couvert arboré 10 % sont exemptées. Calcul selon la méthode de la Commission elle-même, par commune :

4 sur 19communes de Bruxelles exemptées
39,3 %Bruxelles comme une seule région : moins de 45 %
39,7 %Anvers : moins de 45 %
44,4 %Gand : moins de 45 % · 49,0 % en comptant les terres agricoles
46,0 %Liège : plus de 45 %, exemption · 41,4 % hors plans d’eau
48,9 %Charleroi : plus de 45 %, exemption
Trouvez votre commune : son test, ses hectares, ce qui a changé depuis 2024 →
  • Les Régions qui font rapport au titre de l’article 8

    Si les espaces verts et le couvert arboré ont progressé ou reculé depuis l’état de référence de 2024, secteur par secteur, avec le bruit mesuré et chaque perte nommée. Bruxelles Environnement à Bruxelles ; en Flandre, l’ANB et l’INBO, qui assure le suivi ; en Wallonie, le SPW.

    Voir les villes dans l’atlas →
  • Les communes qui ont aménagé quelque chose

    Quels secteurs manquent de services, de commerces à portée, d’ombre ou d’un banc ; où placer les prochains objets ; et si un nouveau parc a changé le sol, été après été.

    Ouvrir un audit →
  • Les bailleurs de fonds

    Un contrôle inscrit dans la subvention avant le début des travaux. Le contour, l’état de référence et les zones témoins sont fixés avec une date, pour que personne ne puisse, après coup, ajuster le tracé au résultat.

    Comment le contour est fixé ↓

Les couches officielles disent combien. Frondia dit si cela a changé au-delà du bruit, et pourquoi. En corrélation de rang, les deux concordent : la couche officielle de couvert arboré et les trois instruments de couvert arboré qu’utilise Frondia sont corrélés à r = 0,81–⁠0,95 dans les cinq villes.

(3)Comment il trancheMéthode

Le seuil est mesuré, pas choisi.

  1. 01

    Chaque secteur de la ville joue une fois le rôle d’une intervention fictive.

  2. 02

    Il est apparié à douze secteurs qui avaient au départ la même verdure et la même chaleur estivale, et qui sont assez éloignés pour ne pas partager ses chantiers.

  3. 03

    Son « effet » est enregistré. Rien ne s’y est passé : la dispersion de l’ensemble des 668 effets est donc le bruit propre de la méthode. Le seuil de la ville est là où s’arrêtent 95 % de cette dispersion : ±0,035 à Bruxelles.

Effets par rapport aux zones témoins · Bruxelles · 668 secteurs

−0,0350+0,035
Porte de Ninove +0,246 →

Centré sur zéro : moyenne −0,0001. La méthode n’invente pas d’effets là où rien ne s’est passé.

(4)Une carte, trois questionsLe produit

Chaque secteur répond à trois questions.

L’atlas réunit quatre outils antérieurs sur une même unité, le secteur statistique de Statbel : ce qui manque à un quartier, quoi placer où, et si quelque chose a vraiment changé. Les deux premières questions décrivent et recommandent. La troisième vérifie, au regard du bruit propre de la ville.

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01

Ce qui manque

Les services du quotidien pour une famille, de l’école à l’arrêt de tram : le cinquième de la ville le moins bien desservi est le plus foncé. La même vue montre les commerces à portée, la chaleur estivale et la règle 3-⁠30-⁠300.

Ouvrir la vue : Ce qui manque →

02

Ce qu’il faut placer

Où placer les prochaines toilettes publiques, classées selon la demande que chacune couvrirait. Pour chacun des quatorze types d’objets, dix points ont été nommés le 5 septembre 2026, avant que quiconque ne place quoi que ce soit.

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03

Ce qui a changé

Plus vert ou plus brun au-delà du bruit propre de la ville, par rapport à douze lieux qui ressemblaient au secteur au départ. Seule cette étape mesure un changement ; les deux autres décrivent et recommandent.

Ouvrir le changement : Ce qui a changé →

Dans un audit

L’atlas Frondia sur l’audit de la Porte de Ninove : le panneau de la vue avec 16 secteurs plus verts et 13 en perte au-delà du bruit, la carte de Bruxelles avec des secteurs hachurés sans comparaison équitable, et la fiche d’audit avec un effet de +0,246 par rapport à douze zones témoins nommées.
  1. 01

    La vue. Soustrayez les zones témoins, et une ville plus verte se réduit à ce qui a vraiment poussé. La légende est le bruit propre de la méthode.

  2. 02

    La carte. Les secteurs hachurés n’avaient pas de comparaison équitable et ne reçoivent aucun verdict.

  3. 03

    L’audit. +0,246 par rapport à douze zones témoins, chacune avec son nom et sa distance, pour que chacun puisse vérifier.

(5)Trois lieux, mesurésAudits

Trois lieux mesurés au-delà du bruit, chacun avec ses réserves noir sur blanc.

Un audit mesure l’emprise des travaux elle-même par rapport à douze secteurs nommés dans l’atlas, puis suit l’effet été après été, car un parc qui a verdi une fois puis s’est estompé raconte une autre histoire.

Son seuil est étalonné pour l’instrument et les années propres à l’audit ; il diffère donc du seuil de la ville ci-dessus. Faites glisser ou touchez une image pour comparer avant et après.

Porte de Ninove avant les travaux, composite estival Sentinel-2 2017–⁠2019Avant2017–⁠2019
Porte de Ninove après les travaux, composite estival Sentinel-2 2021–⁠2024Après2021–⁠2024

Bruxelles · 2,3 ha · ouvert en 2019

Une friche au bord du canal est devenue un parc-prairie.

+0,2466,8× son seuil d’audit

Seuil d’audit
0,036
Étés au-delà du bruit
7 sur 7
Zones témoins
12 nommées
2020 : +0,113 · 7 scènes2021 : +0,278 · 9 scènes2022 : +0,059 · 9 scènes2023 : +0,209 · 12 scènes2024 : +0,321 · 6 scènes2025 : +0,108 · 9 scènes2026 : +0,117 · 12 scènes20202026
Au-delà du bruit pendant 7 des 7 étés, 2020–⁠2026 · ouvert en 2019

Le sol imperméabilisé a reculé et l’herbe a progressé, et un second instrument le confirme. Le couvert arboré n’a pas franchi son propre seuil : c’est un parc-prairie, et le verdict le dit.

Ouvrir l’audit dans l’atlas : Porte de Ninove →
Droogdokkenpark avant les travaux, composite estival Sentinel-2 2017–⁠2019Avant2017–⁠2019
Droogdokkenpark après les travaux, composite estival Sentinel-2 2021–⁠2024Après2021–⁠2024

Anvers · 1,6 ha · ouvert en 2018

+0,29 sur le papier. La moitié était un chantier.

+0,1473,2× son seuil d’audit

Fenêtre standard
+0,289
Seuil d’audit
0,046
Étés au-delà du bruit
7 sur 8
Zones témoins
12 nommées
2019 : +0,117 · 10 scènes2020 : +0,104 · 7 scènes2021 : +0,164 · 9 scènes2022 : +0,119 · 9 scènes2023 : +0,132 · 13 scènes2024 : +0,181 · 6 scènes2025 : +0,029 · 9 scènes2026 : +0,104 · 12 scènes202520192026
Au-delà du bruit pendant 7 des 8 étés, 2019–⁠2026 · ouvert en 2018

Avec une référence prise avant les travaux, l’effet défendable vaut la moitié du chiffre affiché, et encore trois fois le seuil. Cette référence repose sur les deux scènes exploitables de l’été 2016. L’image « avant » est la fenêtre standard 2017–⁠19, quand les travaux avaient déjà commencé. Le chiffre ci-dessus utilise à la place la référence de 2016.

Ouvrir l’audit dans l’atlas : Droogdokkenpark →

Pas d’image avant/après : à 30 m, un parc de 19 hectares fait environ quinze pixels de large. La série ci-dessous fait office de preuve.

Anvers · 19,5 ha · ouvert en 2009

Une gare de triage est devenue dix-neuf hectares d’herbe.

+0,1482,6× son seuil d’audit

Seuil d’audit
0,058
Étés au-delà du bruit
14 sur 15
Zones témoins
12 nommées
2011 : +0,081 · 2 scènes2012 : +0,143 · 3 scènes2013 : +0,120 · 4 scènes2014 : +0,159 · 6 scènes2015 : +0,065 · 6 scènes2016 : +0,148 · 5 scènes2018 : +0,001 · 8 scènes2019 : +0,119 · 6 scènes2020 : +0,068 · 8 scènes2021 : +0,150 · 5 scènes2022 : +0,072 · 15 scènes2023 : +0,088 · 9 scènes2024 : +0,142 · 8 scènes2025 : +0,090 · 5 scènes2026 : +0,059 · 6 scènes2018201720112026
Au-delà du bruit pendant 14 des 15 étés, 2011–⁠2026 · ouvert en 2009 · aucun été dans la série : 2017

Le seul été dans le bruit est la sécheresse de 2018, quand un parc herbeux perd son avance sur tout ce qui l’entoure. Il n’y a pas de second instrument pour ces années.

Ouvrir l’audit dans l’atlas : Park Spoor Noord →
(6)Ce que Frondia refuse d’affirmerLimites

Un outil qui répond à tout par un chiffre ne sert à rien. Celui-ci dit où il s’arrête.

Chaque règle ci-dessous a été ajoutée après qu’un résultat convaincant mais faux est apparu sans elle. Les chiffres disent combien de fois chacune s’est déclenchée sur des données réelles.

  • 1,32 °Cplancher de bruit pour la température de surface

    Refroidissement

    Notre plancher de bruit pour la température de surface est supérieur à l’effet qu’un nouveau parc peut raisonnablement avoir sur elle. C’est pourquoi aucun passage de ce site ne dit qu’un parc « rafraîchit la rue d’un degré ».

  • 98 sur 350verdicts de parcs refusés

    Lieux sans comparaison équitable

    Un parc au bord de l’échelle n’a rien de semblable à quoi être comparé. Quand les zones témoins diffèrent trop au départ, Frondia refuse de se prononcer.

  • 6 sur 126baisses sur une saison confirmées · 19 étaient des chantiers

    Alertes d’une seule saison

    Un seul été brun, c’est plus souvent la météo qu’une perte. Une baisse n’est publiée que si un second instrument indépendant voit le couvert arboré disparaître et qu’aucun chantier n’apparaît.

  • 25anciens projets de parcs dans le bruit

    Restaurations

    Refaire les allées, les étangs et les fontaines d’un parc déjà vert ne se voit pas depuis l’espace. Les anciens projets de parcs, dont sept grandes restaurations, chacun mesuré avec sa propre fenêtre et son propre seuil, restent dans le bruit.

  • +0,134Zavelenberg, le plus fort à Bruxelles

    Causes sans documents

    Le plus fort verdissement de Bruxelles, Zavelenberg, est une réserve naturelle où le pâturage a cessé après le décès de l’agriculteur. Sans document, aucune cause n’est nommée.

(7)QuestionsFAQ

Ce qu’on demande d’abord.

Frondia ne parle-t-il que de verdure ?

Non. L’atlas montre aussi ce qui manque à chaque secteur, des services du quotidien et des commerces à portée jusqu’à la chaleur estivale et la règle 3-⁠30-⁠300, et où placer le prochain objet public, parmi quatorze types. Seul l’indice de végétation est mesuré comme un changement au regard du bruit propre de la ville ; le reste, ce sont des états et des recommandations, et l’atlas les présente comme tels.

Mesure-t-il les arbres, ou seulement le « vert » ?

L’instrument principal est l’indice de végétation (NDVI) de Sentinel-2. Un second, Dynamic World, distingue les arbres, l’herbe et le sol imperméabilisé, et une perte de couvert arboré n’est publiée que si les deux concordent. En corrélation de rang, le couvert arboré de Frondia et les couches de couvert arboré officielles et indépendantes concordent à r = 0,81–⁠0,95.

Qui trace le contour d’un projet ? Pourrait-on le tracer pour qu’il colle au résultat ?

Le contour est fixé avant tout calcul : un polygone de parc nommé dans OpenStreetMap, ou le tracé du client lui-même. Pour les travaux pas encore commencés, le contour, l’état de référence et les douze zones témoins sont enregistrés avec une date et une empreinte (hash). Six projets à Bruxelles sont enregistrés ainsi aujourd’hui.

À quelle fréquence le détecteur se trompe-t-il ?

Vérifié par rapport à une carte indépendante tirée de photographies aériennes, la Groenkaart Vlaanderen 2018 contre 2021 et 2024, à Anvers et à Gand, avec les mêmes zones témoins et son propre seuil de bruit. Là où le satellite dit que le couvert arboré d’un secteur est resté dans le bruit, la carte aérienne concorde pour 569 sur 583. Là où il dit que le couvert arboré a changé au-delà du bruit, la carte ne concorde que pour 7 sur 22. Un changement au-delà du bruit est donc un candidat, pas une preuve : une perte n’est nommée que lorsqu’un second instrument et des documents concordent.

En quoi est-ce différent des couches officielles Copernicus ?

Ces couches disent combien d’espaces verts et de couvert arboré compte une ville. Frondia dit si cela a changé au-delà du bruit propre de la ville, où, et, documents à l’appui, pourquoi. Il s’appuie sur elles.

Et les arbres d’alignement et les petites places ?

En dessous d’environ un hectare, le signal se noie : quatre rues plantées dans un secteur de 19 hectares ajoutent à peu près un demi-hectare de couvert arboré, dilué quarante fois. Pour les petits objets, Frondia vérifie autre chose : si l’objet est apparu aux points nommés à l’avance, avec des points non nommés comme comparaison.

Quelles villes, et peut-on passer à une autre ?

Bruxelles (668 secteurs comparables), Anvers (423), Gand (185), Liège (163) et Charleroi (269). Le seuil appartient au couple formé par la ville et l’instrument : à Anvers, il est 42 % plus large qu’à Bruxelles, à Gand, 17 % plus large, à Liège, 50 % plus large et à Charleroi, 18 % plus large. Une nouvelle ville reçoit son propre étalonnage.

Est-ce à jour ?

Des composites estivaux de 2017 à 2026. Le suivi tourne chaque saison, trois jusqu’ici dans chaque ville, et chaque saison reçoit son propre seuil.